ÉDITION FORCÉE : Appel à témoins

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filmtunes
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Messagepar filmtunes » 02/05/2009 12:01:58

Juste pour vous dire que le CC http://www.composers-club.de/ qui unit les compositeurs de musique de film en Allemagne, se bat depuis qqs années contre l'edition forcée. D'apres leur Newsletter 1/2009 ils discutent maintenant ce problème ("Zwangsinverlagnahme") avec la GEMA et ont même essayé d'impliquer Transparancy International (qui finalement ne peut pas intervenir pas car il ne s'agit pas de véritable corruption).

Pour ceux qui lisent l'allemand, voici un article avec un jeune compositeur de film à Munich qui explique entre autres qu'il a dû créer lui-même une maison d'édition pour reprendre à son tour la moitié des droits d'édition ; ainsi il ne perd pas 50% mais seulement 25%... C'est peut-être une démarche à suivre.
http://www.moviescores.de/Bilder/presse ... R%20ok.pdf

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arfouf
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Messagepar arfouf » 02/05/2009 12:12:59

... argh ... arfouf ! !!!! et j'en passe !
Modifié en dernier par arfouf le 12/11/2015 21:47:12, modifié 1 fois.

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Yfig
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Messagepar Yfig » 12/05/2009 15:08:39

Hello everybody,

J'ai lu les sujets sur le SNAC (bar ?) et sur les magouilles du show bizz ... Et les messieurs qui se déclarent éditeurs juste pour toucher des droits d'auteur sur une production qu'ils commandent pour le compte d'une chaîne ...etc ... Et le besoin exprimé de faire bouger les curseurs pour que cessent certaines mauvaise habitudes.

La première chose que je veux dire, c'est que le "travail administratif" auprès de la SACEM se réduit au strict minimum.
Normalement, tout individu avec un QI de 50 doit pouvoir le faire.
Vous avez une feuille déclarative d'oeuvre à remplir pour chaque oeuvre que vous souhaitez déposer.
Ensuite, ça leur prend des semaines pour entrer 3 lignes dans la machine.

Donc, éditeur, c'est du vent (si par éditeur on entend 'celui qui déclare une oeuvre à la SACEM !)
Pour moi, un éditeur devrait être ce qu'il était et qui a son pendant dans le livre : celui qui édite et diffuse une oeuvre.

La deuxième chose, rebondi justement sur le parallèle avec l'édition livresque.

J'ai écrit personnellement à la ministre madame Kosusco-Morizet pour l'informer de la situation abracadabrantesque de l'édition du livre aujourd'hui :


Nous avons, en France,un grave dysfonctionnement du monde de l’édition.
Les éditeurs se plaignent de ne pas trouver de bons auteurs et les auteurs s’épuisent en vaines recherches d’éditeurs.

Description du problème :

Pour les éditeurs : ils reçoivent de 50 à 200 voire 500 manuscrits par jour.
Leurs comités de lecture sont débordés et ils prennent parfois plus de 6 mois à répondre aux auteurs.
Les textes arrivent mal formatés et souvent sans rapport avec la ligne éditoriale de l’éditeur.


Pour les auteurs :
Ils ne connaissent pas les lignes éditoriales des éditeurs (même s’ils savent ce que eux ont écrit – polar – roman – poème …).
Pour présenter leur travail à un éditeur, ils doivent constituer un dossier (le mieux présenté possible) et l’envoyer par courrier à l’éditeur en joignant une enveloppe timbrée pour le retour.
Ils attendent parfois 6 mois une réponse.
Ils ont toujours le sentiment que leur ‘tapuscript’ n’a pas été lu.
……
Aujourd’hui, avec Internet, de nombreuses maisons d’éditions n’acceptent pas de recevoir les textes par courriel.

Il ne faut pas oublier que de plus en plus de maison d'édition demandent un pitch de 2 / 3 pages (pour juger de l'intérêt de l'histoire) et quelques extraits (pour le style).
Donc, des extraits de ce type feront l'affaire pour appâter les éditeurs en mal d'auteurs .... il y en a !
De plus, ils pourraient mettre des annonces pour préciser leurs besoins ....


Il y a en France un peu plus de 1200 éditeurs.

Un auteur inconnu qui souhaiterait contacter les éditeurs de polar devrait, pour être exaustif, envoyer 550 dossiers aux 550 éditeurs de littérature - romans - polars (source : Audace).
Un auteur de sciences aucultes n'aurait que 56 dossiers à créer.

Reprenons notre auteur de polars, il devrait imprimer ou faire imprimer ses 250 pages (les éditeurs exigent un recto uniquement) coût pouvant être évalué arbitrairement à environ 3 euros (amortissement de l'imprimante, feuilles, encre ...), relier le document (30 centimes) le mettre dans une grande enveloppe et ajouter une enveloppe retour ( 20 centimes), timbrer les deux envekoppes (3,50 euros) par dossier = 7 euros
7 euros fois 550 = 3850 euros.

Connaissez-vous beaucoup d'auteurs capables d'investir une telle somme pour se faire connaître ?

En moyenne, les auteurs constituent un maximum d’une dizaine de dossiers pour lesquels ils reçoivent des fins de non recevoir et se découragent définitivement.




Je propose que l’économie numérique mette en place un projet de « Marché numérique de la bourse des éditeurs et des auteurs. ».

Les éditeurs ont très largement les moyens de financer cette bourse et ils y trouveront leur intérêt et les relations avec les auteurs s’en trouveront considérablement améliorées.

Les auteurs pourront se connecter avec une connexion identifiée (nom ou pseudo et password).
Ils déposeront un titre - qui sera contrôlé par le site pour l’unicité et l’antécédent de la date façonnant ainsi un début de preuve d’antériorité pour les droits d’auteur … - et des extraits de leurs œuvres sous divers formats ( vidéo, texte, audio, images ….) téléchargeables par les éditeurs uniquement.
Les textes pourraient faire l’objet de statistiques visibles par tous les éditeurs et par l’auteur seul (nombre de consultations, nombre de téléchargements …..)
Les textes pourront resté pour une durée déterminée renouvelable sur la base de données.
Les auteurs placeront leur maquette dans la ligne éditoriale correspondante (lignes communes à tous les éditeurs – polar – roman – poésie ….) et garantiront (sous peine de bannissement ) la véracité des informations communiquées (on peut envisager une authentification encore plus sérieuse … mais il ne faudrait pas alourdir le système !)
Bien entendu, les auteurs qui souhaitent continuer à perdre leur énergie en envoyant leurs tapuscripts à leurs frais par la poste pourront toujours continuer à le faire …..

Les éditeurs pourront se connecter à tout moment et puiser dans cette base de données les extraits qui leurs paraîtront intéressants.
Si l’extrait leur convient, ils se mettent en relation avec l’auteur qui leur envoi son tapuscript (ou autre) par la poste ou par Internet à ses frais ou à celui de l’éditeur.

On peut envisager soit un financement direct par les éditeurs, soit un financement aidé et une cotisation mensuelle ou annuelle des éditeurs.

Une enquête auprès des éditeurs dira si un système de ce type les agréent.

Restant à votre disposition,
Cordialement, respectueuses salutations


PS : je vous signale que je considère « my major company » comme une véritable arnaque.

Yfig


Vous ne trouvez pas qu'il y a des points communs entre les deux problèmes et les solutions possibles ?

Bien entendu, je n'ai pas de solution toutes faites, mais mes propositions vont, je crois, dans le bon sens pour la défense des droits et des devoirs réciproques.

:)
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zikayan
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Messagepar zikayan » 12/05/2009 16:21:47

Yfig a écrit :La première chose que je veux dire, c'est que le "travail administratif" auprès de la SACEM se réduit au strict minimum.
(...)
Donc, éditeur, c'est du vent (si par éditeur on entend 'celui qui déclare une oeuvre à la SACEM !)

Absolument pas d'accord, du moins dans le cas de la musique de film.
Primo, c'est effectivement pas très compliqué, par contre ça prend beaucoup de temps. Secundo, suivre une œuvre et récupérer les droits sur plusieurs territoires, c'est un gros boulot. Concrètement, j'ai trois fois plus de droits étrangers sur mes œuvre éditées, à diffusion équivalente, déduction faite de la part éditeur. Tout simplement parce que je n'ai pas le temps de faire les recherches et le suivi de mes musiques sur des diffusions de films à l'étranger.

Yfig a écrit :Pour moi, un éditeur devrait être ce qu'il était et qui a son pendant dans le livre : celui qui édite et diffuse une oeuvre.

Toujours dans le cas de la musique de film, c'est exactement le rôle que peut tenir un producteur de film/éditeur de musique. Après tout, sans le film, ma musique n'est pas diffusée ! Perso je ne vois donc pas que d'un mauvais œil l'édition forcée, si 1/ la prod finance la musique, et 2/ assure un vrai travail d'éditeur : déclaration et suivi. Quand ça fonctionne bien (ce qui n'est pas toujours le cas), ça me fait gagner un temps fou, disponible pour la création, et je peux dormir sur mes deux oreilles. Alors que c'est pas facile. Dormir sur ses deux oreilles je veux dire. :P

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Messagepar Yfig » 12/05/2009 18:18:27

Bon !

je dois être fort novice, alors ! :?

Je croyais, benoîtement, que c'est le boulot de la SACEM de récupérer les droits d'auteurs sur les oeuvres exploitées et déclarées par les organisateurs de spectacles ou le radios ou la téloche ....

Effectivement, si je dois regarder toutes les chaînes toute la journée et écouter de l'autre oreille toutes les radios et noter toutes les fois que ma chanson est diffusée pour ensuite écrire des lettres à tous ses gens pour leur rappeler de payer les droits d'auteurs ............ je suis mal ! très mal !

Sauf si je n'ai pas compris le sens du message précédent ? :roll:
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Messagepar zikayan » 12/05/2009 18:31:11

Yfig a écrit :Je croyais, benoîtement, que c'est le boulot de la SACEM de récupérer les droits d'auteurs sur les oeuvres exploitées et déclarées par les organisateurs de spectacles ou le radios ou la téloche ....

La Sacem récupère les droits... qui sont déclarés ! Si tu savais le nombre de chaines, ou même de boîtes de prod, qui "oublient" de faire les déclarations correctement... En cas d'oubli, et sur demande des ayants-droits, la Sacem fait des vérifs, et réclame le dû. Mais il faut qu'elle ait les infos.... Récupérer ces infos (dates, diffuseur, nom du programme quand il a été traduit,...), les transmettre à la Sacem, revenir à la charge pour savoir où ça en est... prend un temps fou.

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Messagepar Yfig » 12/05/2009 19:42:10

Bon, ben faut prendre la SACEM d'assaut ... quelqu'un a un char ? :wink:
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Messagepar SAWAGii » 01/12/2010 19:33:07

Vous m'avez démoralisé...
:shock:
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Messagepar alexkurt » 01/12/2010 20:06:26

Yan a écrit :
Yfig a écrit :Je croyais, benoîtement, que c'est le boulot de la SACEM de récupérer les droits d'auteurs sur les oeuvres exploitées et déclarées par les organisateurs de spectacles ou le radios ou la téloche ....

La Sacem récupère les droits... qui sont déclarés ! Si tu savais le nombre de chaines, ou même de boîtes de prod, qui "oublient" de faire les déclarations correctement... En cas d'oubli, et sur demande des ayants-droits, la Sacem fait des vérifs, et réclame le dû. Mais il faut qu'elle ait les infos.... Récupérer ces infos (dates, diffuseur, nom du programme quand il a été traduit,...), les transmettre à la Sacem, revenir à la charge pour savoir où ça en est... prend un temps fou.


Le soucis c'est que la plupart des boites de prod font extremement mal leur boulot !!!
Musiques non déclarées à la sacem , contrat qui se perdent, etc ... Et c'est clairement du foutage de gueule compte tenu du fait qu'ils nous piquent 50 % des droits d'auteurs...

Donc en résumé, les boites de prods TV d'aujourd'hui :

1 ) Paient très mal la création d'une bande originale .

2 ) Finance RAREMENT laes musiciens ( donc exit les enregistrements )

3 ) Volent 50 % des droits d'auteurs pour ne même pas faire leur travail d'editeur correctement ( déclarer la musique dans les temps , ne pas perdre les contrats, suivre les diffusions à l'etranger... combien de fois j'ai du demandé aux boites de prods avec qui j'ai bossé , quand etait diffusé telle ou telle serie, sur quelle chaine , et combien de fois j'ai eu comme réponse "euhhh ben je ne sais pas !!! "
C'est à se taper le c** par terre .

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Messagepar monsieurmickey » 01/12/2010 22:40:42



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